GÉNÉTIQUE × TECHNIQUE

Recopier l’ADN à volonté

de 1983 à 1985

Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Méghalayen

La chaleur sépare les deux brins d’une molécule d’ADN, de courtes amorces délimitent le segment voulu, une enzyme le recopie, et le refroidissement permet de recommencer. Chaque tour double ce qu’on a, si bien qu’une molécule en devient un milliard en une après-midi. La méthode n’est devenue routinière que lorsqu’on a emprunté l’enzyme copieuse à une bactérie des sources chaudes, qui survit donc à l’étape de chauffe au lieu de devoir être remplacée à chaque cycle.

Pourquoi c’est important

Des os anciens, une scène de crime, un virus sur un écouvillon nasal : chacun contient de l’ADN en quantités bien trop faibles pour être lues. C’est l’étape qui les rend lisibles, et c’est pourquoi plusieurs des découvertes situées plus loin sur cette frise ont seulement été possibles.

Datation et incertitude

L’idée date de 1983 et la première application publiée de 1985. Une enzyme thermostable, issue d’une bactérie de source chaude, l’a rendue courante deux ans plus tard.

Sources

  1. Saiki et al. (1985), Science · Enzymatic amplification of beta-globin genomic sequences and restriction site analysis for diagnosis of sickle cell anemia
  2. Mullis (1990), Scientific American · The unusual origin of the polymerase chain reaction
  3. Heather & Chain (2016), Genomics · The sequence of sequencers: the history of sequencing DNA

L’histoire de la Terre en une journée

23:59:59.9992818 µs avant minuit

si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour

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