GÉNÉTIQUE × ÉVOLUTION HUMAINE

Boire du lait à l’âge adulte

il y a ~7 500 ans

Phanérozoïque · Cénozoïque · Quaternaire · Holocène · Northgrippien

La plupart des mammifères cessent de fabriquer l’enzyme qui décompose le sucre du lait une fois sevrés. Le changement d’une seule lettre d’ADN la laisse allumée à vie, et cette lettre s’est répandue dans les populations européennes et dans certaines populations africaines plus vite que presque toute autre variante humaine. Le plus étrange est la chronologie : on buvait du lait depuis des milliers d’années avant que le gène ne devienne fréquent.

Pourquoi c’est important

C’est le cas le plus net d’une culture qui change son propre génome. Mais la raison de sa diffusion n’est pas celle qu’on croit. Le lait était déjà au menu, l’avantage ne peut donc pas avoir été seulement nutritionnel ; le meilleur ajustement statistique fait intervenir la famine et la maladie, quand rendre buvable un aliment qui ne l’était pas fait la différence entre passer une mauvaise année et ne pas la passer.

Datation et incertitude

La mutation est datée par l’ADN ancien et par la longueur du segment chromosomique qui l’accompagne. La raison de sa diffusion rapide est contestée : on buvait du lait depuis des milliers d’années avant que le gène ne devienne courant, et le meilleur ajustement statistique fait intervenir la famine et la maladie plutôt que le lait seul.

Sources

  1. Evershed et al. (2022), Nature · Dairying, diseases and the evolution of lactase persistence in Europe
  2. Itan et al. (2009), PLoS Computational Biology · The origins of lactase persistence in Europe
  3. Krüttli et al. (2014), PLoS ONE · Ancient DNA analysis reveals high frequency of European lactase persistence allele in medieval central Europe

L’histoire de la Terre en une journée

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si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour

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