VIE × GÉNÉTIQUE
L’ancêtre de tout ce qui vit
il y a ~4,2 milliards d’années (estimations de 4,3 à 3,5 Ga)
Hadéen
Tout ce qui vit sur Terre, du microbe à l’être humain, descend d’une seule et même population de cellules. Aucun fossile n’en garde la trace, mais son portrait se calcule : comparez des millions de gènes à travers le vivant, gardez ce qu’ils ont en commun, et une cellule se dessine. Elle marchait à l’hydrogène et au dioxyde de carbone, vivait sans oxygène, et portait déjà les gènes d’environ 2 600 protéines. Elle ne vivait pas seule non plus : ses rejets pouvaient nourrir un modeste écosystème autour d’elle.
Pourquoi c’est important
Ce n’est pas l’origine de la vie, mais le point le plus reculé où la lecture des génomes puisse nous mener. En deçà de cette cellule, les indices sont chimiques ; à partir d’elle, génétiques, et toutes les branches de l’arbre du vivant y remontent.
Datation et incertitudeDébattu
Il n’y a pas de fossile, seulement un calcul. Une méthode s’appuie sur des gènes dupliqués avant cet ancêtre, chaque copie pouvant alors dater l’autre : elle aboutit à 4,09 à 4,33 milliards d’années. Des analyses antérieures, calées sur les fossiles et sur l’idée que la vie n’aurait pas survécu aux grands bombardements, le plaçaient plusieurs centaines de millions d’années plus tard. Aucune roche ne tranche, et l’écart compte : à la date haute, la vie tournait déjà quand les premiers océans venaient à peine de se poser.
Sources
- Moody et al. (2024), Nature Ecology & Evolution · The nature of the last universal common ancestor and its impact on the early Earth system
- Weiss et al. (2016), Nature Microbiology · The physiology and habitat of the last universal common ancestor
L’histoire de la Terre en une journée
01:47:5022 h 12 min avant minuit
si les 4,54 milliards d’années de la Terre étaient ramenées à un seul jour
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