État de la planète· Les colonnes du temps

Terre boule de neige marinoenne

651 Ma → 635 Ma

La seconde glaciation globale, bien plus brève que la première, et la seule dont la fin définisse une période.

Ce que montrent les données

La bande fait seize millions d’années de large, mais c’est la largeur de notre ignorance sur son début, non la durée de la glace : dater les dépôts glaciaires eux-mêmes donne une glaciation d’au moins quatre millions d’années, contre cinquante-six pour la sturtienne. Ce qui ne fait pas de doute, c’est sa fin, plus nette que tout ce que porte cette portion du registre : en quelques mètres de roche, la glace a disparu et une mer chaude dépose ses carbonates sur les débris glaciaires. Cette fin, vers 635 millions d’années, est la base de l’Édiacarien, ce qui en fait la seule glaciation de la charte à définir une limite de période. Les premiers animaux indiscutables paraissent dans le monde qu’elle laisse, assez près dans le temps pour qu’on ait du mal à ne pas relier les deux, et du mal à les relier rigoureusement.

Bornes et conventions

Son début est flou, quelque part après 654,5 millions d’années ; sa fin est l’une des limites les mieux datées du Précambrien, fixée près de 635 millions d’années par deux horloges indépendantes qui concordent, un âge rhénium-osmium en Amérique du Nord et des âges uranium-plomb en Chine, en Australie et en Namibie. Quand quatre continents donnent la même date pour la même couche, la couche est mondiale.

Sources

  1. Rooney, A. et al. (2015), Geology
  2. Ma, X. et al. (2023), Global and Planetary Change
  3. Prave, A. R. et al. (2016), Geology
  4. Thomas, A. L. et al. (2024), Nature Communications
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Une borne de période est une décision avant d'être une date. Là où les deux divergent, la fiche dit laquelle est laquelle.