Ère· Les colonnes du temps
Néoarchéen
2,8 Ga → 2,5 Ga
Trois cents millions d’années d’oxygène produit et aussitôt avalé : les cyanobactéries cassent déjà l’eau, et l’océan reprend tout ce qu’elles libèrent.
Ce que montrent les données
La photosynthèse oxygénique est l’invention qui pèse le plus lourd dans l’histoire du vivant, et elle appartient à l’Archéen, à cette ère ou à la précédente, entre 3,2 et 2,8 milliards d’années environ. Son effet est différé de centaines de millions d’années : le fer dissous dans les océans capte l’oxygène et précipite, déposant les formations de fer rubané que nous exploitons encore aujourd’hui. L’oxygène libre ne s’accumule jamais dans l’air, et l’ère se ferme sur une atmosphère inchangée.
Bornes et conventions
Un long intervalle sépare l’invention de sa conséquence, et aucun de ses deux bouts n’est daté avec netteté. Ce qui vaut à l’ère une fiche est un processus commencé avant elle et achevé après, si bien que ses bornes ne marquent rien de l’histoire qu’elles enferment.
Sources
- Cohen, K. M., Finney, S. C., Gibbard, P. L., Fan, J.-X. (2013). The ICS International Chronostratigraphic Chart. Episodes 36(3), 199–204, mise à jour continue, voir Cohen et al. (2025), Episodes.
- Fournier et al. (2021), Proceedings of the Royal Society B · The Archean origin of oxygenic photosynthesis and extant cyanobacterial lineages
- Bekker et al. (2010), Economic Geology · Iron formation: the sedimentary product of a complex interplay among mantle, tectonic, oceanic, and biospheric processes