Décor reconstitué· Les colonnes du temps
Monde paléozoïque
539 Ma → 252 Ma
Un récif peu profond, et une terre qui commence nue et finit boisée. Neuf affirmations publiées commandent cette scène, plus qu’aucun autre décor : peu d’ères se transforment aussi complètement d’un bout à l’autre.
Ce que montrent les données
Le récif est dessiné parce que le Dévonien a porté le plus vaste écosystème récifal à métazoaires de l’histoire de la Terre. La terre est nue dans la partie ancienne parce que les paysages cambriens étaient dominés par des rivières mobiles, faute de végétation notable : l’argument est sédimentologique et non botanique, car sans racines pour tenir les berges, les rivières divaguent. Entre 419 et 393 millions d’années, la végétation est basse et sans arbres, parce qu’au Dévonien inférieur les arbres n’existaient pas encore. Aucune de ces trois affirmations n’est une invention de dessinateur : chacune est publiée, et le décor les suit toutes les neuf, une à une.
Bornes et conventions
Le décor le plus contraint de la frise, et malgré tout un composite : un récif dévonien, une plaine cambrienne nue et une forêt carbonifère n’ont jamais coexisté. Ce qui est dessiné est une suite de scènes qui changent avec le zoom, non un paysage qu’on aurait pu visiter.
Sources
- Qie, W. et al. (2019), Palaeobiodiversity and Palaeoenvironments
- Buatois, L. et al. (2022), Integrative and Comparative Biology
- Stacey, J. et al. (2024), Geology
- Gensel, P. et al. (2020)
- Retallack, G. (2015), Journal of the Geological Society
- Stein, W. et al. (2007), Nature
- Davies, N. S. et al. (2024), Journal of the Geological Society
- Stein, W. et al. (2019), Current Biology
- Cascales-Miñana, B. et al. (2016), Historical Biology
- Mishra, S. et al. (2018), Palaeobiodiversity and Palaeoenvironments
- White, J. et al. (2020), American Journal of Science