Ère· Les colonnes du temps
Paléozoïque
539 Ma → 252 Ma
Deux cent quatre-vingt-sept millions d’années, des premiers animaux à coquille à la pire extinction du registre fossile. La vie sort de l’eau au cours de cette ère et n’y retourne jamais tout à fait.
Ce que montrent les données
Elle s’ouvre sur l’explosion cambrienne, où la plupart des plans d’organisation animaux apparaissent en quelques dizaines de millions d’années. Le nom rend la frontière plus tranchée qu’elle ne l’était : la diversification commence à la fin de l’Édiacarien, avant l’ère elle-même, et se poursuit bien au-delà de son ouverture. Les plantes gagnent la terre ferme vers 470 millions d’années, et refont l’air autant que le sol où elles poussent. Elle se ferme à 251,9 millions d’années sur l’extinction de la fin du Permien, datée à cent mille ans près et vidant la mer de la grande majorité de ses espèces : la raison pour laquelle l’ère suivante ne ressemble plus à celle-ci.
Bornes et conventions
Ses deux bornes sont des clous d’or, ces repères plantés dans un affleurement choisi plutôt que posés sur un nombre rond, ce qui fait de cette ère l’une des mieux encadrées de la charte. Ce que son nom affirme est une autre affaire : « vie ancienne » est un jugement du XIXe siècle, porté quand tout ce qui la précédait était encore invisible.
Sources
- Cohen, K. M., Finney, S. C., Gibbard, P. L., Fan, J.-X. (2013). The ICS International Chronostratigraphic Chart. Episodes 36(3), 199–204, mise à jour continue, voir Cohen et al. (2025), Episodes.
- Wood et al. (2019), Nature Ecology & Evolution · Integrated records of environmental change and evolution challenge the Cambrian Explosion
- Rubinstein et al. (2010), New Phytologist · Early Middle Ordovician evidence for land plants in Argentina (eastern Gondwana)
- Shen et al. (2011), Science · Calibrating the end-Permian mass extinction