Ère· Les colonnes du temps
Éoarchéen
4,03 Ga → 3,6 Ga
L’ère de l’aube, et les quatre cents premiers millions d’années dont il subsiste une roche. Ce qu’elle contient est mince, contesté, et compte parmi les preuves les plus importantes qui soient.
Ce que montrent les données
Tout son registre tient en une poignée d’affleurements du Groenland, du Canada et d’Australie, métamorphisés presque au-delà du lisible. On y trouve les plus anciennes traces de vie jamais avancées : des stromatolites de un à quatre centimètres à Isua, de petits monticules lités que des microbes auraient élevés, à 3,7 milliards d’années, et du graphite dans une roche du Labrador de 3,95 milliards dont le carbone est trié comme le trient les cellules vivantes. Les deux sont contestés, et pour la même raison : à ce degré d’altération, ce que la vie laisse et ce que la déformation fabrique se ressemblent.
Bornes et conventions
Une ère dont le début est fixé par ce qui a survécu plutôt que par ce qui s’est passé, et dont la fin, 3,6 milliards d’années, est un nombre rond auquel ne correspond aucun événement. Ce qu’elle avance est à la fois le plus lourd de conséquences et le moins assuré de toute la charte.
Sources
- Cohen, K. M., Finney, S. C., Gibbard, P. L., Fan, J.-X. (2013). The ICS International Chronostratigraphic Chart. Episodes 36(3), 199–204, mise à jour continue, voir Cohen et al. (2025), Episodes.
- Nutman et al. (2016), Nature · Rapid emergence of life shown by discovery of 3,700-million-year-old microbial structures
- Tashiro et al. (2017), Nature · Early trace of life from 3.95 Ga sedimentary rocks in Labrador, Canada